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mercredi 2 novembre 2016

Lisbonne en mode sharing economy

De retour après de longs mois d'absence - ce n'est pas le désir d'écrire qui me manquait, mais le temps et la force : l'art de crouler sous le travail au point de ne plus avoir une minute à moi...

Me voici donc rattrapée par l'automne, ses couleurs merveilleuses mais aussi ses brouillards tenaces, et l'hiver, précoce cette année, qui pointe déjà son nez. L'été est déjà à des années-lumières, et pourtant c'est avec des images de l'été que je choisis de revenir.

Un été particulièrement coloré, dans un pays magnifique, chez des gens accueillants et chaleureux. Le temps qui passe embellit toujours les choses (ou alors, atténue les désagréments), mais pour le Portugal - parce qu'il s'agit du PORTUGAL et de sa capitale LISBONNE ! - il me restera des souvenirs impérissables !

Alors, voici quelques photos à partager pour surtout vous encourager à embrasser l'économie de partage : si vous allez à Lisbonne, optez pour Airbnb ! Le meilleur moyen de plonger dans la vie quotidienne des lisbonnins, de découvrir et mieux connaître les quartiers historiques de la ville, de discuter avec les commerçants, les restaurateurs, les médecins et pharmaciens - in English, of course (j'étais enchantée de constater combien ils sont à l'aise en anglais et du coup, à l'aise avec les touristes venant de n'importe quel coin du monde), mais également d'être autonome : pouvoir cuisiner si on a envie de faire une pause par rapport aux restaurants - bien que la cuisine portugaise soit délicieuse, elle est quand même un peu grasse et donc calorique..., et enfin, d'échapper à la routine ordinairement triste des hôtels.

Appréciez donc ces photos d'un appart fonctionnel et lumineux dans le quartier de Graça, sur les hauteurs de la ville, avec une vue sur le Tage.


Pasteis











Tage







jeudi 16 juin 2016

Triste

Triste comme ce printemps pluvieux, comme Dame Nature qui pleure, comme ces terres inondées qui débordent de larmes de boue, et comme ce ciel saturé de nuages de toutes les nuances de gris...

Triste de ces violences aveugles qui frappent des innocents, de ces violents aveuglés par la haine et le fanatisme de leur religion qui les amène plus proche de l'obscurité que de la lumière du Savoir...

Triste pour ces ignorants lavés du cerveau qui pourtant croient détenir la seule Vérité, pour ces intolérants qui n'acceptent pas la différence, qui se croient supérieurs, jugeant ceux qui ne leur ressemblent pas...

Triste car la mort est partout, sous les couteaux et les mitraillettes des terroristes, dans les bombes larguées sur les villes déjà exsangues, dans ces canots de fortune qui chavirent et se noient avec leurs occupants, derrière le virage d'une petite route tuant des jeunes à l'aube de leur vie, oui car la mort semble frapper sans logique, sans pitié, injuste...

Dix mille raisons d'être triste ce soir mais celle qui me révolte le plus est l'intolérance.

Pour les croyants, le Dieu auquel vous croyez ne vous a-t-Il pas appris à aimer votre prochain déjà, qui qu'il soit ? Ne vous a-t-Il pas enseigné que tous les êtres vivants sur cette terre sont ses créatures, sans exception ? Les moches, les beaux, les malades, les riches, les pauvres, les handicapés, les sportifs, les savants, les cancres, les bipèdes, les quadrupèdes, les unijambistes, les hommes et les femmes de toutes les couleurs, y compris ceux aux couleurs de l'arc-en-ciel !

Vous a-t-Il donné le droit d'insulter, de bannir et de tuer ceux qui, selon votre propre jugement, ne vous ressemblent pas ? Vous a-t-Il d'ailleurs donné le droit de juger ?

Triste de constater que la religion est devenue un faux prétexte, une arme pour accabler l'autre. Pire : elle semble oeuvrer pour le repli sur soi, l'aigreur extrême et la complète fermeture de l'esprit de la majorité ; pour certains elle symbolise le recul et l'aveuglement...





mercredi 30 mars 2016

Les chemins qui se croisent...

Il y avait une chance sur un million pour qu'on se revoie aujourd'hui et pourtant !

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Mercredi 30 mars 2016, une fin d'après-midi qui n'a pas encore trop décidé entre l'hiver et le printemps : nuages gris, fin crachin et température plutôt douce. Je retrouve les rues de mes vingt ans. Sans trop de direction. Je flâne en chaussures à talons, rentre dans des magasins, essaie des chapeaux, achète 2-3 bricoles et j'ai de plus en plus mal aux pieds...

Certains, à la croisée des chemins, font un choix : une voie plutôt qu'une autre. L'autre chemin s'arrête-t-il alors ou continue-t-il d'exister en parallèle ? J'ai déjà entendu ces questions-là... Ce sont les pensées qui me traversent l'esprit quand je passe devant un petit snack oriental, je le dépasse puis reviens sur mes pas pour acheter un "Käsetasche" (une sorte de chausson au fromage venant du Moyen-Orient) que j'affectionnais quand j'étais étudiante. Je viens de trouver mon repas du soir !

Je regarde ma montre, 18h50, il y a un tram dans 10 mn, j'accélère mes pas puis m'arrête devant un passage piétons. Là sur ma droite, une femme dont le profil me rappelle furieusement quelqu'un, et pour cause : c'est un profil grec, le nez grec, les cheveux bruns, ces grands yeux - ça ne pouvait être qu'elle ! Je m'approche, l'aborde, "Maria ?" et ...

Bingo ! C'est elle ! C'est incroyable ! On n'arrive pas à le réaliser. On devait sans doute se revoir aujourd'hui, c'était écrit quelque part. Il y a des chemins qui se séparent, d'autres qui se re-croisent.

Cela faisait presque 20 ans qu'on ne s'est plus revues. Nos visages portent les marques de ces années et pourtant, c'est comme si c'était hier.

Comme si c'était hier qu'on a fait connaissance. On avait 18 ans toutes les deux, la grecque et la malgache. Les étudiants grecs me semblaient arrogants à l'époque, vis-à-vis des turcs et des autres étrangers vivant et étudiant en Allemagne, se croyant supérieurs et plus proches des allemands que nous autres. Mais pas Maria. Elle était sympathique et agréable avec tout le monde et on était inséparables. Deux semestres de prépa, puis la même université mais deux facultés différentes : Droit pour elle, Economie pour moi. C'est comme ça que les chemins s'écartent et se séparent parfois. Chacune a terminé ses études, je suis rentrée dans mon pays sans lui dire au revoir...

Maria est devenue avocate, je l'ai appris grâce à Google il y a quelques années ; elle s'est mariée avec son petit copain de l'époque, je l'ai appris aujourd'hui, elle m'a montré sa photo, je l'ai reconnu, il porte juste une barbe maintenant, a plus de joues et quelques cheveux blancs... les marques des années. Elle a 2 enfants, 2 filles, j'en ai 2 aussi, 1 garçon et 1 fille - ils ont tous les 4 à peu près le même âge. Maria n'a jamais quitté Bonn, j'ai pas mal bougé depuis. Elle ne m'a pas oubliée, se demandant de temps en temps où je pouvais bien être, parlant à ses enfants de sa copine étudiante de Madagascar, parfois.

Nous avons fait - quoi ? 200-300 m ? en se racontant tout ça. J'ai eu envie de lui demander de faire un selfie, mais je n'ai pas osé. Peut-être a-t-elle eu la même envie et pas osé demander ? Au final, nous avons échangé nos cartes de visite et partagé beaucoup d'émotion - que ça et surtout ça, plus la promesse de nous revoir plus longuement la prochaine fois que je viendrai à Bonn.

Je suis descendue dans la station de métro/tramway après l'avoir suivie des yeux pendant quelques secondes, elle courait, sa cadette vient de l'appeler. J'ai attrapé le tram de 19h30. Et j'ai repris le cours de mes pensées : les chemins qui se croisent, se séparent et se re-croisent.

Uni-Markt


mardi 9 février 2016

Hasta luego mon fils !

En fait, je voulais t'embrasser et te glisser à l'oreille "je t'aime très fort" comme à chaque fois que nous nous disons au revoir pour un certain temps ; mais chaque fois ou presque, c'est moi qui pars. Cette fois-ci, c'est ton tour, cette fois, c'est moi qui reste sur le trottoir au bord de cette rue...

Je voulais te dire que je t'aimais mais à la place, je me suis prise au jeu : je t'ai attrapé par le cou pour te coller un bisou sur une joue puis un deuxième et un troisième sur l'autre, et en même temps je sens ta main qui me repousse - légèrement car tu n'oses pas me repousser trop fort devant tout le monde ; je t'entends dire "oui, oui!" légèrement excédé ; je rigole. Mais oui c'est devenu un jeu, tu es si prévisible et cela m'amuse.

Il est bientôt 21h, je n'ai toujours pas pris de photo mais je savais que "c'était mort" pour reprendre une de tes expressions, trop de monde, trop devant les copains, je serais ridicule et tu m'en voudrais. Le bus démarre enfin, sur le trottoir d'en face les grands coucous de la main des parents, je ne te vois pas, je te devine, à côté de ton pote. Je ne vois plus que le dos du bus qui s'éloigne et j'ai cette pensée : c'est ça la vie de parent, c'est ça la vie de maman, assister un jour au départ de son enfant. Pincement au coeur ...

Ce soir, je n'ai pas pleuré, c'est juste un avant-goût de ce qui m'attend dans quelques années.

Va donc, amuse-toi, repousse tes frontières, découvre le monde, éloigne-toi de moi si c'est pour ton bien, n'hésite pas, goûte la vie, embrasse la vie, vis ta vie, bonne route pour Almoradi !

A T R


samedi 12 décembre 2015

Tourisme express à Lisbonne

Ci-dessous, un post commencé il y a deux semaines, écrit sur un coin de banc de l'aéroport international de Lisbonne, et pas terminé car trop de boulot, trop de fatigue, trop de voyage et de va-et-vient, trop de course, trop de tout, mais que j'ai plaisir à partager aujourd'hui avec des photos en prime. Ce qui est sûr c'est que je reviendrai à Lisbonne !

Aujourd'hui, j'ai de la chance et je fais un clin d'oeil à ma bonne étoile. Il fait beau, pas trop froid ça tombe bien car j'ai mes habits d'été indien.

J'ai atterri à Lisbonne avec 8 heures à tuer avant mon prochain vol. Il n'en tenait qu'à moi de transformer ce plan a priori pourri en plan du mois, le meilleur qui soit : trouver l'endroit où laisser mes bagages à main de plus en plus "hors normes" et un taxi de confiance pour m'emmener faire un tour et me ramener à l'aéroport surtout !

On a toujours de l'appréhension dans une ville qu'on ne connaît pas mais ma soeur m'a assurée que les portugais parlent tous français ou anglais, et que je n'avais pas besoin de m'inquiéter de ne pas être comprise ou de ne pas comprendre.

Et le graal, je tombe sur un chauffeur de taxi super gentil qui a vécu 10 ans en Angleterre et qui hormis un léger accent parlait un anglais parfait ! qu'est-ce que c'est si ce n'était pas de la chance ?!?

Je lui ai dit que j'avais un peu plus d'une heure durant laquelle j'aimerais voir les endroits les plus célèbres et incontournables de Lisbonne. Bon c'était un cadeau de Noël avant l'heure à moi-même à un prix forfaitaire de 75€, mais ça en valait le prix ! Surtout que le tour a duré presqu'une heure et demie, qu'à chaque fois il me permettait de prendre quelques photos et qu'en plus, il faisait le guide aussi et m'expliquait plein de choses sur les monuments, les marchés, le fado, l'Histoire portugaise etc.

Place du Commerce - Lisboa




Pastéis !!!







Lisbonne